Les champignons mycorhiziens sous la loupe !

CDHR : L'horticulture innovante

En ce 22 mai, journée internationale de la diversité biologique, nous vous proposons de voyager dans le sol et jusqu’aux champignons mycorhiziens. En effet, dans le cadre du projet FILFRUI « Supers fruits résilients, de la pépinière à la barquette », nous avons la chance de nous intéresser aux mycorhizes.

Le projet FILFRUI ?

Financé par le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire, il s’agit d’un projet CASDAR se déroulant de 2023 à 2027, porté par le CDHR et qui associe de nombreux partenaires :

L’objectif majeur de ce projet est d’évaluer différentes techniques et dans la gestion du gel tardif printanier et du stress hydrique afin de limiter l’impact de ces aléas climatiques en production de plants et de fruits sur 3 espèces de petits fruits : l’aronia, le cassis et la myrtille.

Pour en savoir plus sur le projet FILFRUI, rendez-vous sur la page projet et ses livrables associés :

parcelle-aronia

Concernant la gestion du stress hydrique, différents leviers sont envisagés :

 

  • Deux biostimulants avec AMM choisi en concertation suite aux essais en laboratoire du RITTMO
  • Incorporation de biochar à la plantation
  • Couverts végétaux sur le rang
  • Utilisation de mycorhizes
  • Mise en place d’ombrières mobiles
  • Paillage miscanthus

La mycorhization, pour améliorer la tolérance au stress hydrique

Grâce à l’appui de l’INRAe de Dijon, un essai a été mené en pots sur cassis et aronia au CDHR, avec deux produits commerciaux avec AMM différents. L’objectif est d’évaluer l’implantation des mycorhizes en culture hors-sol et son impact sur le développement des plants. Ces plants sont ensuite plantés en pleine terre en conditions de stress hydrique pour évaluer leur reprise.

Deux apports ont été réalisé sur plants en végétation à 10 jours d’intervalle.

Des prélèvements de racines et observations en laboratoire ont ensuite été réalisés par les équipes. En parallèle, des notations racinaires et aériennes sont effectuées pour évaluer le développement des plants.

 

Les observations et résultats ont montré une meilleure mycorhization sur cassis et aronia avec les produits appliqués. L’enracinement semble légèrement plus rapide et les plants plus vigoureux.

Toutefois, selon les espèces végétales, le produit le plus adapté diffère. Il est donc nécessaire de faire des tests par espèce avant de généraliser un produit sur toute son entreprise.

Les essais se poursuivent en 2026,

Retrouvez le poster de ces résultats lors de nos portes ouvertes les 3 et 4 juin 2026 !

En pratique, comment faire ?

Grâce à ce projet, l’équipe de l’INRAe de Dijon a formé les partenaires du projet à l’observation des mycorhizes grâce à des prélèvements de racines. L’équipe du CDHR est donc prête à vous accompagner sur le sujet !

Vous souhaitez utiliser des mycorhizes dans votre production ? Vous avez des questions ?

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